Sùzanne Menlden, dit Sù. Etudiante de 18 ans en Art Appliqué, s'envole pour passer une semaine de folie en Allemagne, à Hambourg. Grâce à son professeur de photographie, les vingts élèves, dont elle, de la section Art Appliqué s'envolent pour faire preuve de créativité. Sa valise est prête, bouclée. Rien ne manquera. C'est une certitude pour la jolie blonde. Elle rejoint rapidement ses camarades dans la train, après avoir une nouvelle fois rassuré son père que tout ira bien. Qu'il ne lui arriverait rien. Durant les longues et interminables heures de voyages, leur professeur mit au point certaines règles de vie à l'hôtel et pour le sujet libre qui comptera coefficient 8 à l'examen final. Les vingts élèves suivent leur professeur à la sortie du train, et marchent jusqu'à l'hôtel. En plein centre. Les gens les regardent. Sù sourit. C'est la première fois qu'elle vient en Allemagne. Elle aime cet air accablé que les gens ont quand ils voient de nouveaux touristes. Elle aime cette atmosphère sur peuplée ainsi que polluée. Elle aime les rues de Hambourg. Un garçon de sa classe s'approche de Sù et lui sert délicatement la taille. Sù lui sourit et glisse son bras sur la taille de celui-ci. Ils sont ensemble et sont contents. Contents que les gens les regardent aussi soudainement. Aussi cruellement. Mais aussi envieux.
Ils arrivent enfin à l'hôtel et les élèves restent debout, sauf Sù qui s'installe sur sa valise, les mains dans celles de Adam, son copain. Le professeur part à l'accueil et laisse les jeunes discuter. Sù parle à Adam, mais réalise que son regard n'est pas braqué sur elle mais sur un point derrière son épaule. Elle se retourne et voit une bande de jeunes habillés très spécialement, et muni de grosses lunettes mouches. Sù hausse les épaules et se retourne. Adam la fait se lever et la serre dans ses bras. Leur professeur arrive et leur attribut les chambres. Il pose son regard sur le petit couple de la classe et leur sourit.
Professeur : Désolé de séparer le couple. Mais ce sont les règles. Et puis, votre projet doit être individuel.
Sù : Ne vous inquiétez pas Monsieur.
Adam : Ça nous convient. D'ailleurs.. On doit parler Allemand ou .. ?
Professeur : Faites quelques efforts sur ce point. Mais le français n'est pas interdit.
Les élèves lui sourient, puis chacun gagne la chambre qui lui est attribué avec d'autres camarades. Devant leurs chambres, Sù et Adam s'embrassent, puis disparaissent chacun de leur côté. Sù entre dans sa chambre, occupée par deux autres filles de sa classe qu'elle apprécie. Toutes les trois se mettent d'accord pour la question du lit et rangent leurs affaires tout en discutant.
Sù : Je sais que c'est individuel, mais, vous avez déjà une petite idée de votre sujet ?
Mélanie : Oui, vaguement. Mais c'est jusqu'à toutes limites ?
Lidya : Ouai. Moi j'ai pas d'idée. Enfin, j'y pas encore réfléchis vraiment. Et toi ?
Sù : Absolument pas. J'attends d'avoir le bon truc.
Toutes trois rigolent puis chacune prend sa douche, Sù la dernière. Elle enfile son short ainsi qu'un vieux tee-shirt à manches longues, et elle se démaquille. Elle rejoint la chambre et s'étale sur son lit, comme ses deux copines l'ont fait précédemment. Soudain, quelqu'un toque à la porte. Les trois filles se regardent, haussent les épaules et Sù se dévoue pour aller ouvrir. Un Adam pas encore lavé se tient derrière la porte et lui demande de sortir. Sù à juste le temps de prévenir les filles qu'Adam l'attrape comme une princesse et descend les escaliers, jusqu'à l'emmener hors de l'hôtel.
Sù : Tu crois que.. j'ai la tenue approprié pour sortie la nuit, avec ce froid ?
Adam, souriant : J'ai pris mon manteau pour toi. Et puis, c'est la seule solution pour être juste tout les deux.
Sù lui sourit à son tour et l'embrasse rapidement, puisqu' Adam lui dépose son manteau sur ses épaules, à elle, et la serre dans ses bras. Ils s'embrassent de nouveau. Profitant de ce silence apaisant. De ce moment à deux. Mais toutes bonnes choses à une fin, et Sù, mourant de froid, demande à Adam de la ramener. Il la reporte comme une princesse et rentre dans l'hôtel, la déposant dans le hall sur la terre ferme. Les personnels les regardent étonnés mais ne font aucun commentaire. Tandis que les deux amoureux regagnent leurs chambres main dans la main, ils croisent la bande de jeune à lunettes mouches. Ceux-ci ne se bougent pas pour leur laisser un peu de passage, et l'un d'eux, avec des cheveux dreadés, bouscule Sù. Loin d'être la plus aimable des jeunes filles, Sù se retourne et lui balance un Connard, prononcé dans un allemand maladroit, mais compréhensif. Tandis que la bande se retourne, les deux amoureux reprennent leur chemin. Ils entendent un "Tu sais au moins à qui tu parle ?" et Sù lui répond par un jolie Fuck. Adam et Sù s'embrassent une dernière fois et entrent dans leur propre chambre.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 14 août 2008 10:46

Modifié le vendredi 15 août 2008 14:54

Un coup frappé à leurs portes et les élèves se lèvent, dociles. Ou du moins, certains. Sù traine au lit et laisse gentiment sa place à la salle de bain à ses deux camarades. Mais une heure passe et elle doit aller à leur cours. Elle sort du lit et part se doucher. Elle enfile un long saourel rouge avec un débardeur & pull noir et chausse sa paire de osiris. Elle attrape sa bandoulière noir contenant son carnet de dessin, un reflex numérique et une tonne d'autres choses, et sort de la chambre avec ses camarades. Adam, déjà dans le hall, voit Sù arriver avec son air ensommeillé et ses cheveux mouillés. Un salut adressé à tout le monde et un baiser pour lui de la part de Sù et elle part déjà dans la cafétéria. Tout le monde la suit et se commande un petit déjeuner. Mais seule Sù arrive à finir de boire son jus d'orange, puisque le professeur les appelle pour démarrer le cour au plus vite. Ils s'installent tous dans une pièce spéciale, et deux heures plus tard, ils sont libres. Il n'est que neufs heures, mais Sù et Adam partent tout les deux dans les rues de Hambourg pour trouver une idée de sujet.
A l'heure de midi, tout deux rentrent à l'hôtel et se commandent un peu à manger. D'autres camarades les rejoignent et une tonne de discutions démarre. Sù n'arrête pas de raconter des blagues. Adam des anecdotes. Le groupe d'élèves n'en peut plus et part dans une crise de fou rire. Un autre groupe de jeunes entrent et les regardent de façon hautaine. Sù et Adam reconnaissent là le groupe de la veille. Sù sourit pestement et se remet dans la conversation. Le groupe de jeune s'assoit loin d'eux, de sortes à ne pas les voir. Et pourtant, ils avaient tous les quatres ce groupe d'élèves en vue. Surtout la jolie petite blonde. L'un d'entre eux ne peut s'empêcher de garder les yeux sur elle. Comme la veille. Mais cette fois, il la voit pâlir soudainement. Une femme très jeune s'approche d'elle et se met à lui crier dessus.
Sù n'en revient pas. Adam la vu devenir aussi blanche qu'un linge et quand il a vu cette femme. Il a comprit. La ressemblance est bien trop frappante. Adam sert fort la main de Sù, pour lui montrer qu'il est là. Elle le regarde dans les yeux. Plus aucun éclat dans son regard bleuté. Pas un seul soupçon de ressenti. Sù affronte du regard celle qu'elle considérait comme disparut. Celle qu'elle a toujours détesté tellement elle arrivait encore à l'aimer. Sa mère. Celle-ci est furibonde. Dans ses yeux bleus à elle, la lueur de colère, de haine se fait absolument voir. Elle pointe son doigt vers le visage de sa fille et lui crit de la suivre. Même si Sù ne se contrôle plus émotionnellement, sa réponse est vive. Non. Les yeux de sa mère sortent de leurs orbites.
Sa mère, en allemand : Je t'interdis de me répondre. Je t'ai appris les bonnes manières !
Sù, en français : Je suis majeur, je fais ce que je veux. Et en parlant de bonnes manières, ce n'est pas tellement bon de se faire croire disparut auprès de sa fille.
Sa mère, en allemand : Ne me dis pas ce qui est bon ou mal. Je ne t'ai pas demandé de venir me chercher. Loin de là. Tu n'as pas comprit que je ne veux pas de toi !? Que je ne veux pas d'une fille comme toi !?
Sù, en français : Si seulement tu savais pourquoi je suis là. Ce n'est pas pour toi. Tu n'es pas le centre du monde.
Sa mère, en allemand : Ton enculé de père pense le contraire ma jolie. Il a besoin de toi pour une seule chose. Et puis, tu me ressemble tellement. Même à l'intérieur.
Sù, crachant à la figure de sa mère : Je ne te ressemble qu'au physique. Et abstiens-toi de juger quiconque que tu ne connais plus. Au revoir.
Sù se lève, tandis que sa mère la gifle de toutes ses forces. Sù, sans prendre en compte le fait que c'est sa mère et qu'elle a mal, rend le coup à sa mère, mais avec son poing. Adam se lève à son tour et s'adresse à la mère de Sù, pissant le sang au niveau du nez.
Adam : Si vous voulez savoir si les gens tiennent à vous, évitez de les laisser tomber. Ne l'approchez plus.
Adam prend Sù dans ses bras et l'aide à aller jusqu'à sa chambre, promettant d'expliquer rapidement aux autres élèves la scène passée. Dans l'ascenseur, n'en pouvant plus, Sù craque. Dans les bras de son Adam. Toutes les larmes accumulées depuis tellement longtemps sortent. L'ascenseur arrive au bon étage, et Adam fait rentrer Sù dans sa chambre à elle. Il la fait s'allonger le temps qu'il aille faire couler l'eau du bain. Il revient la chercher, la porte jusqu'à la salle de bain et la déshabille, puisqu'elle ne semble plus réagir. Il la fait rentrer dans le bain et lui caresse les cheveux. Doucement. Sù tourne la tête, lui sourit et se replonge dans ses pensées. Adam lui embrasse le front et entre dans la chambre. Il réfléchit. N'y tenant plus, il regagne la salle de bain. Son c½ur se met à battre rapidement tandis qu'il remonte à la surface Sù. Les larmes perles sur ses joues. Elle n'en peut plus. Adam la serre dans ses bras et lui chuchote qu'elle lui a fait peur. Dans ses bras, elle sait qu'il se pose des questions, mais qu'il préfère se soucier de la voir heureuse que de faire resurgir des mauvais souvenirs. Alors qu'il ne s'y attend pas, Sù lui parle. Répondant à ses questions muettes.
Sù : Mon père n'a pas abusé de moi. Ma mère a mal pensé. Il a besoin de moi pour tenir le coup avec Michaël. Il a besoin de savoir que je ne suis pas comme ma mère. Que je suis là pour lui moi aussi. Ça va faire dix ans que je ne l'avais pas vu. Que je la crois peut-être morte. En tout cas, pour moi elle avait disparut. On l'avait enlevée puis torturée. Mon père me disait toujours qu'elle n'avait pas pu partir de son plein gré. Ses affaires étaient encore là. Elle était belle et bien partie. En laissant son identité. Sa famille. Son mari. Tout. Elle nous a abandonné. Michaël avait seulement deux ans. Je la déteste pour ça. Elle nous a brisée en même temps qu'elle a brisé son mariage. Je la déteste. Je ne suis pas comme elle.
Sù fond en larmes et Adam la serre beaucoup plus fort dans ses bras.
Adam : Chut.. Tu n'es pas comme elle. Je te l'assure. Je t'aime Sù. Mais ne la laisse pas une nouvelle fois briser ta vie. Sers toi de ce vécu pour te raccrocher. Pour avancer. Peut-être lentement si tu le souhaites. Mais sache que je suis là moi.
Sù : Merci. Je t'aime aussi.
Lui souriant, Sù sèche ses larmes et regagne confiance. Elle embrasse Adam et il sut qu'elle avait juste compris que son espoir de voir sa mère revenir dans leur maison était purement impossible.
Sù : Maintenant que je t'ai trempé.. tu pourrais peut-être venir dans le bain.
Adam : Je ne voudrais pas profité Sù. Tu as eu quand même un choc émotionnel. Et ça va faire une heure que tu es dans ce bain, je ne voudrais pas que tu devienne totalement fripée.
Sù laisse un petit rire s'échapper et sort pour s'envelopper dans la serviette qu'Adam lui tend. Elle se colle à lui, et l'embrasse. Il la câline puis s'en va dans sa chambre pour changer de vêtements, le temps qu'elle aussi se rhabille. Par précaution pour le prof, lui dit il avant de s'enfuir de la salle de bain.
Sù : Par précaution pour ton anatomie tu veux dire ?!
Sù entend Adam rire, sourit puis s'habille pour la deuxième fois dans la matinée.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 15 août 2008 15:03

Modifié le samedi 16 août 2008 14:44